Cathédrale Orthodoxe

Romania / Sibiu / Mitropoliei Street
 cathédrale, lieu avec une importance historique, art nouveau / jugendstil, Monument classé, maison / bâtiment historique, 1906_construction (en), patrimoine architectural, 20th century construction (en), tourist attraction (en), 1900s construction (en), Romanian Orthodox Church (en)

La monumentale cathédrale orthodoxe put voir le jour grâce aux fonds collectés dès 1858 par celui qui en conçut l’idée, Andrei Şaguna, évêque et — à partir de 1864 — archevêque métropolitain de l’église orthodoxe roumaine de Transylvanie. L’empereur autrichien François-Joseph Ier lui-même et le gouverneur de la Transylvanie furent les premiers donateurs. Construite entre 1902 et 1906 sur l’emplacement d’une modeste église plus ancienne, qui dut être démolie, en même temps que quelques maisons qui se trouvaient sur les parcelles acquises à cette fin, l’édifice présente un plan centré, avec un jeu de volumes s’organisant autour de l’espace central de la nef couvert d’une coupole sur pendentifs (ce dernier terme étant à entendre comme: quartiers de voûte soutenant une coupole). La nef est flanquée de volumes hémisphériques et de quatre tours — deux petites, de coupe octogonale, à l’arrière, et deux plus grandes, encadrant le portail d’entrée, de coupe carrée à la base, mais devenant octogonales à hauteur des cloches, et couronnées de deux bulbes superposés et séparés par un lanternon. L’entrée est constituée de trois arcades plein-cintre avec chapiteaux. Derrière et au-dessus de ces arcades se dresse, entre les deux grandes tours, un fronton en demi-cercle, percé d’une fenêtre de même forme, et décoré de médaillons circulaires en mosaïque représentant le Christ et les quatre évangélistes.

Les matériaux choisis pour l’extérieur — briques pressées bichromes pour le parement, et cuivre pour les toits — concourent également à déterminer l’expression architecturale. Aux éléments architecturaux de l’édifice font écho les piliers des grilles d’entrée.

L’intérieur rejoint la tradition byzantine et frappe le visiteur par l’ampleur de la nef. Les pendentifs, peints à l’effigie des quatre évangélistes, la peinture sur l’intrados de la coupole représentant le Christ Pantocrator entouré d’anges, ainsi que qu’une partie des panneaux, sculptés dans le bois et dorés, de l’iconostase sont de la main d’Octavian Smighelschi (1866-1922, né à Ludus) et d’Artur Coulin (1869-1912), peintre formé à Sibiu.
Villes proches:
Coordonnées :   45°47'40"N   24°8'53"E
Cet article a été modifié il y a 10 mois