Notre-Dame la Grande (Poitiers (centre-ville))
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église, lieu touristique, intéressant, catholique, Monument classé, maison / bâtiment historique
Située à l’intérieur de l’enceinte qui entoura la cité depuis le IVe siècle, en bordure d’une rue principale et tout près du château comtal, Notre-Dame a un passé que les travaux de restauration et des découvertes récentes permettent de mieux comprendre.
Au Xe siècle, un certain Launon est abbé des chanoines de « Sancta Maria Major » (vocable à l’exemple de la célèbre église mariale de Rome). L’église devait être établie sur l’emplacement de l’actuelle. Elle fut reconstruite au XIe siècle ; de cette époque datent le chevet, la majeure partie de la nef, le clocher. La dédicace de l’église par le futur pape Urbain II, en 1086, en a marqué l’achèvement. Au XIIe siècle, la nef est allongée vers l’ouest pour se terminer par l’édification de la célèbre façade. Aux XVe et XVIe siècles, s’ajoutèrent des chapelles (au sud du chœur, la plus grande, celle réalisée pour Yvon du Fou, date de 1475).
Durant les guerres de religion -1562-1569-, l’église fut endommagée, plusieurs statues de la façade décapitées.
Classée Monument Historique en 1840, les restaurateurs du XIXe siècle eurent à cœur de lui rendre sa pureté d’origine. Elle fut dégagée des maisons et échoppes qui la masquaient, repeinte à l’intérieur et consolidée en façade. Depuis, les intempéries, la pollution et l’âge l’ont encore marquée. Il devenait urgent de sauver la façade et ses belles sculptures dont certaines étaient peintes. Les récentes restaurations (début des années 90) ont allié différentes techniques de nettoyage (micro-sablage, laser,...).
Un trésor d’art roman
Par son architecture, ses sculptures, une partie de son décor peint, Notre-Dame est un trésor d’art roman dont elle révèle plusieurs visages. On y perçoit bien le dynamisme de la création romane durant les deux ou trois générations qui séparent le chœur et la nef de l’édifice de la façade ouest.
Le corps de l’église
Dans une première phase (XIe siècle) furent construits le chœur à déambulatoire et trois chapelles, puis la nef jusqu’à la tourelle d’escalier. Une façade provisoire ou une ancienne façade la fermait, comme semblent le confirmer les fouilles récentes. Le plan retenu ne comprenait pas de transept en raison de la proximité de la rue, au sud, de la présence d’un bâtiment et du cloître, au nord. Une crypte s’étend sous le sanctuaire.
L’église fut entièrement voûtée, formule nouvelle assurant une meilleure sécurité contre le feu. Ce choix avait des inconvénients : au lieu d’une salle unique et claire où les fidèles pouvaient bien voir l’autel, on adopta une nef coupée par deux files de piliers pour supporter trois voûtes, celle du milieu étant épaulée par les deux autres. En raison du poids énorme, il fallut construire des murs épais et éviter de percer de larges baies.
L’église est donc sombre, portant sans doute à la méditation personnelle, mais peu commode pour la liturgie. Le manque de clarté était compensé par les couleurs vives des scènes peintes sur les voûtes et les murs. Il reste à la voûte du chœur quelques silhouettes bien pâlies (Christ en gloire avec ses apôtres, Vierge à l’Enfant entourée de saintes, anges accompagnant des âmes élues) ; dans la crypte sont représentés le Christ et des saints. La sculpture produite par deux ateliers est surtout végétale, à l’exception, dans le déambulatoire, d’un Christ en gloire avec des anges.
La façade
Elle fut probablement élevée vers 1115-1130. Sa structure évoque celle des maisons anciennes à pignon sur rue. On y distingue trois niveaux séparés par des corniches. Certains jours, dans les lanternons des contreforts qui la flanquent, des lumières brillaient peut-être.
Avec son décor d’arcades, de chapiteaux et de voussures sculptées, avec de multiples personnages, elle apparaît comme un gigantesque fond de théâtre qu’il faut imaginer totalement ou en partie colorée.
De grandes vérités de la foi chrétienne sont rappelées à tous. La frise du niveau le plus bas expose que Dieu a envoyé son fils pour le rachat de l’humanité. Il a pris chair dans le sein d’une femme, la Vierge Marie, dans une famille, dans un peuple, en un temps de l’histoire des hommes. Au-dessus, sur deux rangs, les apôtres et deux prélats témoignent que le Christ est toujours présent par son église universelle. Enfin, debout dans une mandorle, il est là, sous son image humaine, dans son unicité éternelle.
Tout autour, le luxe d’un décor composé de végétaux, d’animaux réels et fantastiques, dans un souci décoratif, sont aussi là pour montrer l’infini de la création.
Plusieurs sculpteurs ont participé au chantier, ce qui explique les différences de style. Les apôtres et le grand Christ sont traités avec plus de souplesse que les personnages de la frise. Mais en dépit de ces variations, l’ensemble très riche, bien ordonné, est une grande page d’art roman, expression forte de la spiritualité chrétienne.
Au Xe siècle, un certain Launon est abbé des chanoines de « Sancta Maria Major » (vocable à l’exemple de la célèbre église mariale de Rome). L’église devait être établie sur l’emplacement de l’actuelle. Elle fut reconstruite au XIe siècle ; de cette époque datent le chevet, la majeure partie de la nef, le clocher. La dédicace de l’église par le futur pape Urbain II, en 1086, en a marqué l’achèvement. Au XIIe siècle, la nef est allongée vers l’ouest pour se terminer par l’édification de la célèbre façade. Aux XVe et XVIe siècles, s’ajoutèrent des chapelles (au sud du chœur, la plus grande, celle réalisée pour Yvon du Fou, date de 1475).
Durant les guerres de religion -1562-1569-, l’église fut endommagée, plusieurs statues de la façade décapitées.
Classée Monument Historique en 1840, les restaurateurs du XIXe siècle eurent à cœur de lui rendre sa pureté d’origine. Elle fut dégagée des maisons et échoppes qui la masquaient, repeinte à l’intérieur et consolidée en façade. Depuis, les intempéries, la pollution et l’âge l’ont encore marquée. Il devenait urgent de sauver la façade et ses belles sculptures dont certaines étaient peintes. Les récentes restaurations (début des années 90) ont allié différentes techniques de nettoyage (micro-sablage, laser,...).
Un trésor d’art roman
Par son architecture, ses sculptures, une partie de son décor peint, Notre-Dame est un trésor d’art roman dont elle révèle plusieurs visages. On y perçoit bien le dynamisme de la création romane durant les deux ou trois générations qui séparent le chœur et la nef de l’édifice de la façade ouest.
Le corps de l’église
Dans une première phase (XIe siècle) furent construits le chœur à déambulatoire et trois chapelles, puis la nef jusqu’à la tourelle d’escalier. Une façade provisoire ou une ancienne façade la fermait, comme semblent le confirmer les fouilles récentes. Le plan retenu ne comprenait pas de transept en raison de la proximité de la rue, au sud, de la présence d’un bâtiment et du cloître, au nord. Une crypte s’étend sous le sanctuaire.
L’église fut entièrement voûtée, formule nouvelle assurant une meilleure sécurité contre le feu. Ce choix avait des inconvénients : au lieu d’une salle unique et claire où les fidèles pouvaient bien voir l’autel, on adopta une nef coupée par deux files de piliers pour supporter trois voûtes, celle du milieu étant épaulée par les deux autres. En raison du poids énorme, il fallut construire des murs épais et éviter de percer de larges baies.
L’église est donc sombre, portant sans doute à la méditation personnelle, mais peu commode pour la liturgie. Le manque de clarté était compensé par les couleurs vives des scènes peintes sur les voûtes et les murs. Il reste à la voûte du chœur quelques silhouettes bien pâlies (Christ en gloire avec ses apôtres, Vierge à l’Enfant entourée de saintes, anges accompagnant des âmes élues) ; dans la crypte sont représentés le Christ et des saints. La sculpture produite par deux ateliers est surtout végétale, à l’exception, dans le déambulatoire, d’un Christ en gloire avec des anges.
La façade
Elle fut probablement élevée vers 1115-1130. Sa structure évoque celle des maisons anciennes à pignon sur rue. On y distingue trois niveaux séparés par des corniches. Certains jours, dans les lanternons des contreforts qui la flanquent, des lumières brillaient peut-être.
Avec son décor d’arcades, de chapiteaux et de voussures sculptées, avec de multiples personnages, elle apparaît comme un gigantesque fond de théâtre qu’il faut imaginer totalement ou en partie colorée.
De grandes vérités de la foi chrétienne sont rappelées à tous. La frise du niveau le plus bas expose que Dieu a envoyé son fils pour le rachat de l’humanité. Il a pris chair dans le sein d’une femme, la Vierge Marie, dans une famille, dans un peuple, en un temps de l’histoire des hommes. Au-dessus, sur deux rangs, les apôtres et deux prélats témoignent que le Christ est toujours présent par son église universelle. Enfin, debout dans une mandorle, il est là, sous son image humaine, dans son unicité éternelle.
Tout autour, le luxe d’un décor composé de végétaux, d’animaux réels et fantastiques, dans un souci décoratif, sont aussi là pour montrer l’infini de la création.
Plusieurs sculpteurs ont participé au chantier, ce qui explique les différences de style. Les apôtres et le grand Christ sont traités avec plus de souplesse que les personnages de la frise. Mais en dépit de ces variations, l’ensemble très riche, bien ordonné, est une grande page d’art roman, expression forte de la spiritualité chrétienne.
Article dans Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Notre-Dame_la_Grande
Villes proches:
Coordonnées : 46°34'59"N 0°20'38"E
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- Église Saint-Jean de Montierneuf 0.7 km
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