Djenane Lakhdar (Algiers)

Algeria / Algier / Algiers
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Faisant partie des maisons de campagne (diar el Fahs) à l'époque ottomane ce domaine abrite un Palais plusieurs demeures dont un palais dit Palais djanan Lakhdar dont la construction remonterait à 1800-1820; ce monument est conforme à la reproduction des formes des douérate de l’antique Casbah. Ce labyrinthe de petites ghoraf (pièces) est arrangé d’un foqani (premier palier) et d’un sous-sol, où l’on pénètre par une s’qifa (atrium), qui s’ouvre sur ce qu’on appelle ouast eddar. Par ailleurs, le cachet des créateurs d’exception se manifeste par une dentellière de stuc qui orne en harmonie l’intégralité des portes. Enfin, le s’tah (terrasse) est protégé d’une verrière coulissante rongée par la corrosion. D’après le récit circonstancié en annexe au dossier, le palais, réaménagé en 1843 au cœur d’un vaste espace de verdure, garni d’un jet d’eau, d’une fontaine et d’étables, était la propriété d’Ahmed Ben Mohamed Ben Zouaoui, originaire de Médéa. Par la suite, les biens fonds, les terres et les immeubles sont devenus le domaine du dignitaire turc Hafiz Dahmane Ben Ahmed. En dernier ressort, le bien foncier avait appartenu aux membres d’une riche famille de vignerons, en l’occurrence celle de Frédéric Lung, originaire de saint Die (France), qui possédait des vignes. Cette famille en fera l’usage de jouissance en 1910. A la mort de ce dernier possesseur, soit le 5 novembre 1942, et selon les clauses testamentaires enregistrées devant le notaire, Jean Costedoat, et d’après la décision du président de la cour d’El Madania, Djenane Lakhdar est une propriété de 11 ha, qui s’étendait des habitations d’El Hamma à celles d’El Madania en passant par Ruisseau. En 1954, la veuve Lung légua le palais de Djenane Lakhdar à la Croix-Rouge, bien avant qu’il ne devienne la demeure de l’écrivain Mouloud Feraoun jusqu'à son assassinat en 1962. En tout état de cause, l’évolution de la situation juridique du palais est passée d’un destin à un autre, avant qu’il ne soit ordonné par décret bien de l’Etat au lendemain de l’indépendance, et élevé de 1963 jusqu’en 1980 au rang de la maison de l’hôte de la présidence de la République.
De nombreuses convoitises tentant de freiner le classement de ce patrimoine, une forte dégradation peut y être observée.
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Coordinates:   36°44'43"N   3°3'45"E
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