Tunnel Brock (Communauté Métropolitaine de Montréal - CMM)
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lieu avec une importance historique, tunnel, road tunnel (en)
En 1889, la ville de Montréal adoptait un budget de 163 750 $ pour la construction du tunnel, dit Brock (du nom du militaire britannique qui s’est illustré dans la guerre de 18121). Six ans plus tard naissait le tunnel, en même temps que le cinéma. Le tunnel se trouve dans la prolongation de la rue Beaudry, soit au sud de l’autoroute Ville-Marie. L’entrée nord de l’ouvrage se trouve sous la rue Notre-Dame; il se prolonge en souterrain jusqu’à la rive du fleuve, soit à l’extrémité est de l’immeuble l’Héritage.
L’histoire révèle que l’extrémité isolée de la rue Brock portait déjà son nom avant la construction du tunnel. Elle se trouvait en effet dans un quartier militaire et on avait manifestement voulu commémorer le général Isaac Brock. Celui-ci fut tué à la bataille de Queenstown, contre les Américains, le 13 octobre 18122. Le gouvernement fédéral célèbre cette année le 200e anniversaire de ces évènements.
La construction du tunnel résulte d’un grand bouleversement causé par l’édification de la gare Dalhousie. Celle-ci devait être le premier lien ferroviaire vers Vancouver. En raison de l’expansion du port de Montréal, il était devenu nécessaire d’établir une voie d’accès souterraine sous les rails de cette partie est de la ville. Le petit tunnel Berri ne suffisait plus. L’ouvrage a été entrepris malgré la présence des rails à cette période et les contraintes d’une gare de triage de neuf voies.
Les travaux ont été effectués par le jeune ingénieur Emery Lafontaine (qui venait de terminer ses études en structures métalliques en Belgique) et par l’entrepreneur Charles Lemoyne. Le tout a été supervisé par le « city surveyor » Percival St George. Il s’agissait d’un ouvrage de grande importance. Le tunnel est long de 208 mètres - seulement 60 mètres de moins que le Titanic. Sa magnifique voûte s’appuie sur une clé en pierre de Belgique. Un rapport de 1894 réalisé par un certain Stuart Howard, CE, le décrit en détail.3
Le tunnel fut creusé au pic et à la pelle à ses deux extrémités. Au point de rencontre, on trouve encore une plaque posée par le maire de l’époque, J.O. Villeneuve, ainsi que quelques autres artefacts datant de 1895. Le tunnel, communément appelé Beaudry, illustre l’ambition des élus municipaux et des hommes d’affaires empressés de faire de Montréal un port international.
Rappelons que le film Jésus de Montréal de Denys Arcand montre de magnifiques images du tunnel, dont celle où un guide amène les touristes du chemin de la croix, dans un sous-sol imaginaire où se déroulent des scènes représentant Jésus et ses disciples, sous l’éclairage des flambeaux.
Personne n’imagine l’existence d’un tel endroit au coeur d’une ville. Toutefois, le ministère des Affaires culturelles du Québec et la ville de Montréal en ont fait une évaluation architecturale et historique. Ces instances ont recommandé « que sa conservation et sa mise en valeur devaient s’inscrire dans le patrimoine architectural montréalais4 ». Mais puisque les tablettes de nos gouvernements sont grandes…
J’imagine Marguerite Hay, la survivante de la rue Montcalm5, à quelques mètres de ce lieu majestueux, et ancestrale propriétaire d’une maison déjà déclarée patrimo- niale, venant tourmenter cette voûte avec Emery Lafontaine, histoire de revivre cette fin heureuse du XIXe siècle.
L’histoire révèle que l’extrémité isolée de la rue Brock portait déjà son nom avant la construction du tunnel. Elle se trouvait en effet dans un quartier militaire et on avait manifestement voulu commémorer le général Isaac Brock. Celui-ci fut tué à la bataille de Queenstown, contre les Américains, le 13 octobre 18122. Le gouvernement fédéral célèbre cette année le 200e anniversaire de ces évènements.
La construction du tunnel résulte d’un grand bouleversement causé par l’édification de la gare Dalhousie. Celle-ci devait être le premier lien ferroviaire vers Vancouver. En raison de l’expansion du port de Montréal, il était devenu nécessaire d’établir une voie d’accès souterraine sous les rails de cette partie est de la ville. Le petit tunnel Berri ne suffisait plus. L’ouvrage a été entrepris malgré la présence des rails à cette période et les contraintes d’une gare de triage de neuf voies.
Les travaux ont été effectués par le jeune ingénieur Emery Lafontaine (qui venait de terminer ses études en structures métalliques en Belgique) et par l’entrepreneur Charles Lemoyne. Le tout a été supervisé par le « city surveyor » Percival St George. Il s’agissait d’un ouvrage de grande importance. Le tunnel est long de 208 mètres - seulement 60 mètres de moins que le Titanic. Sa magnifique voûte s’appuie sur une clé en pierre de Belgique. Un rapport de 1894 réalisé par un certain Stuart Howard, CE, le décrit en détail.3
Le tunnel fut creusé au pic et à la pelle à ses deux extrémités. Au point de rencontre, on trouve encore une plaque posée par le maire de l’époque, J.O. Villeneuve, ainsi que quelques autres artefacts datant de 1895. Le tunnel, communément appelé Beaudry, illustre l’ambition des élus municipaux et des hommes d’affaires empressés de faire de Montréal un port international.
Rappelons que le film Jésus de Montréal de Denys Arcand montre de magnifiques images du tunnel, dont celle où un guide amène les touristes du chemin de la croix, dans un sous-sol imaginaire où se déroulent des scènes représentant Jésus et ses disciples, sous l’éclairage des flambeaux.
Personne n’imagine l’existence d’un tel endroit au coeur d’une ville. Toutefois, le ministère des Affaires culturelles du Québec et la ville de Montréal en ont fait une évaluation architecturale et historique. Ces instances ont recommandé « que sa conservation et sa mise en valeur devaient s’inscrire dans le patrimoine architectural montréalais4 ». Mais puisque les tablettes de nos gouvernements sont grandes…
J’imagine Marguerite Hay, la survivante de la rue Montcalm5, à quelques mètres de ce lieu majestueux, et ancestrale propriétaire d’une maison déjà déclarée patrimo- niale, venant tourmenter cette voûte avec Emery Lafontaine, histoire de revivre cette fin heureuse du XIXe siècle.
Villes proches:
Coordonnées : 45°30'57"N 73°32'58"W
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- Ruelle des Fortifications 1.2 km
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- Vieux-Montréal 1.3 km
- Futur Quartier des Spectacles 1.3 km
- Ville-Marie, île de Montréal 1.8 km
- Bassin du Vieux-Port 1.8 km
- Centre-ville de Montréal 2.1 km
- Le Plateau-Mont-Royal, île de Montréal 2.9 km
- Bassin Laprairie 6.5 km
- Communauté Métropolitaine de Montréal - CMM 11 km