Les Cosmonautes (Saint-Denis)
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quartier résidentiel / zone résidentielle
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Ensemble de logements HLM, Cité des Cosmonautes
En 1957, Lurçat entame le projet de construction d’une cité de 448 logements située le long de la limite communale avec La Courneuve, près du fort de l’Est. Pendant trois ans, l’architecte travaille à l’établissement d’un plan-masse intégrant 14 bâtiments avec un juste équilibre dans la répartition des édifices. En 1958, l’intégration d’une crèche est prévue à l’extrémité ouest du terrain mais elle disparaît des plans après 1960, remplacée par un gymnase municipal qui subsiste jusqu’en 1965. Durant ces années, les avant-projets de Lurçat rivalisent en inventivité sur la localisation, la forme et la taille des immeubles d’habitations.
Le projet s’intitulait alors « cité des Hautes-Noëlles » en référence au lieu-dit sur lequel était situé le terrain. Ce n’est pourtant qu’en 1965 que le projet redémarre car la demande d’expropriation du terrain a été l’objet d’une longue procédure. Dans le même temps, les travaux de l’autoroute A1 ont conduit à réduire la surface de terrain disponible ; aussi, Lurçat dut remanier fortement son projet en l’amputant de sa partie nord-est à l’emplacement de l’emprise de l’autoroute. Le permis de construire fut accordé le 16 décembre 1965. 12 bâtiments faisant alterner une typologie de tours (R+9) et de barres (R+4) sont répartis entre l’autoroute et le groupe scolaire prévu sur la partie sud du terrain et fonctionnant comme un axe de symétrie de la composition du plan-masse. En février 1967, l’une des tours monte à 15 étages, une hauteur peu habituelle dans les cités dyonisiennes de Lurçat. Au niveau des circulations et de l’aménagement urbain, « il cherche à créer un type nouveau de rue, fermée d’un côté par des bâtiments la bordant, alors que de l’autre côté s’ouvraient des espaces libres. Les boutiques y étant justement installées le long d’un portique, où les habitants pouvaient se promener, à l’abri » (mémoires de Renée M. cités par JL. Cohen, op. cit., p. 188). La dimension humaine qui ressort de ce traitement de l’espace public, qui n’oublie pas la dimension automobile avec les nombreux parkings situés majoritairement au nord du terrain, a contribué à l’appréciation de cette cité par ses habitants.
La cité a été réhabilitée en 1983 de façon légère sans qu’il ait été nécessaire d’intervenir sur les appartements. Ces travaux ont consisté en une isolation? thermique des bâtiments par l’extérieur et le remplacement des fenêtres. Le vitrage isolant a été placé en continuité de l’isolation, au nu? extérieur de la façade, afin d’éviter les ponts thermiques. Les élévations présentent ainsi un côté lissé qui renforce l’aspect enveloppant de la façade. La pose de la fenêtre au nu de la façade a permis, par ailleurs, de créer à l’intérieur des pièces un espace supplémentaire d’une profondeur de 30 cm que les habitants ont mis à profit pour poser des plantes ou des bibelots (cf. « Une réhabilitation minimale », Le Moniteur, dec. 1986/janvier 1987, p. 136). Afin de briser la monotonie d’élévation jugée un peu austère, cette réhabilitation a permis l’introduction de la couleur avec la colorisation de certains balcons saillants situés dans les angles du bâtiment de 15 étages et des entrées en saillie des bâtiments bas. L’aspect photogénique qui en a découlé a assuré, pour partie, la renommée de cette cité dans les publications consacrées à l’œuvre de l’architecte.
Matériaux : structure poteaux-poutres en béton ; revêtement des panneaux de façades en béton avec du grès-cérame ; couverture : toit-terrasse.
448 logements répartis sur 12 bâtiments : 1 tour à R+15 dont le rez-de-chaussée est occupé par des commerces (aujourd’hui fermés), 5 immeubles à R+ 9 de 40 logements chacun, 5 immeubles-barres (3 immeubles de 30 logements sans commerces et 2 immeubles de 24 logements avec commerces au rez-ce-chaussé), 1 immeuble de 20 logements sans commerces.
En 1957, Lurçat entame le projet de construction d’une cité de 448 logements située le long de la limite communale avec La Courneuve, près du fort de l’Est. Pendant trois ans, l’architecte travaille à l’établissement d’un plan-masse intégrant 14 bâtiments avec un juste équilibre dans la répartition des édifices. En 1958, l’intégration d’une crèche est prévue à l’extrémité ouest du terrain mais elle disparaît des plans après 1960, remplacée par un gymnase municipal qui subsiste jusqu’en 1965. Durant ces années, les avant-projets de Lurçat rivalisent en inventivité sur la localisation, la forme et la taille des immeubles d’habitations.
Le projet s’intitulait alors « cité des Hautes-Noëlles » en référence au lieu-dit sur lequel était situé le terrain. Ce n’est pourtant qu’en 1965 que le projet redémarre car la demande d’expropriation du terrain a été l’objet d’une longue procédure. Dans le même temps, les travaux de l’autoroute A1 ont conduit à réduire la surface de terrain disponible ; aussi, Lurçat dut remanier fortement son projet en l’amputant de sa partie nord-est à l’emplacement de l’emprise de l’autoroute. Le permis de construire fut accordé le 16 décembre 1965. 12 bâtiments faisant alterner une typologie de tours (R+9) et de barres (R+4) sont répartis entre l’autoroute et le groupe scolaire prévu sur la partie sud du terrain et fonctionnant comme un axe de symétrie de la composition du plan-masse. En février 1967, l’une des tours monte à 15 étages, une hauteur peu habituelle dans les cités dyonisiennes de Lurçat. Au niveau des circulations et de l’aménagement urbain, « il cherche à créer un type nouveau de rue, fermée d’un côté par des bâtiments la bordant, alors que de l’autre côté s’ouvraient des espaces libres. Les boutiques y étant justement installées le long d’un portique, où les habitants pouvaient se promener, à l’abri » (mémoires de Renée M. cités par JL. Cohen, op. cit., p. 188). La dimension humaine qui ressort de ce traitement de l’espace public, qui n’oublie pas la dimension automobile avec les nombreux parkings situés majoritairement au nord du terrain, a contribué à l’appréciation de cette cité par ses habitants.
La cité a été réhabilitée en 1983 de façon légère sans qu’il ait été nécessaire d’intervenir sur les appartements. Ces travaux ont consisté en une isolation? thermique des bâtiments par l’extérieur et le remplacement des fenêtres. Le vitrage isolant a été placé en continuité de l’isolation, au nu? extérieur de la façade, afin d’éviter les ponts thermiques. Les élévations présentent ainsi un côté lissé qui renforce l’aspect enveloppant de la façade. La pose de la fenêtre au nu de la façade a permis, par ailleurs, de créer à l’intérieur des pièces un espace supplémentaire d’une profondeur de 30 cm que les habitants ont mis à profit pour poser des plantes ou des bibelots (cf. « Une réhabilitation minimale », Le Moniteur, dec. 1986/janvier 1987, p. 136). Afin de briser la monotonie d’élévation jugée un peu austère, cette réhabilitation a permis l’introduction de la couleur avec la colorisation de certains balcons saillants situés dans les angles du bâtiment de 15 étages et des entrées en saillie des bâtiments bas. L’aspect photogénique qui en a découlé a assuré, pour partie, la renommée de cette cité dans les publications consacrées à l’œuvre de l’architecte.
Matériaux : structure poteaux-poutres en béton ; revêtement des panneaux de façades en béton avec du grès-cérame ; couverture : toit-terrasse.
448 logements répartis sur 12 bâtiments : 1 tour à R+15 dont le rez-de-chaussée est occupé par des commerces (aujourd’hui fermés), 5 immeubles à R+ 9 de 40 logements chacun, 5 immeubles-barres (3 immeubles de 30 logements sans commerces et 2 immeubles de 24 logements avec commerces au rez-ce-chaussé), 1 immeuble de 20 logements sans commerces.
Villes proches:
Coordonnées : 48°55'55"N 2°22'50"E
- La Mutualité 1.9 km
- Centre-Ville Intra Boulevard 2.4 km
- Quartier Pierre Sémard / Auguste Delaune 3.3 km
- Quartier Delaunay-Belleville 3.6 km
- Les Lochères 5.7 km
- Ile de Vilennes 28 km
- Le Buquet 111 km
- ZUP Kennedy 112 km
- Criel Plage 146 km
- Caucriauville 174 km
- Hôpital Delafontaine 0.6 km
- Parc interdépartemental des Sports de Marville 0.7 km
- Fort de l'Est 0.7 km
- zone 0.8 km
- Quartier Nord 0.8 km
- La Mutualité 1 km
- Le Franc Moisin 1 km
- Quartier des Pléiades 1.2 km
- Ancien site du village de La Courneuve 1.3 km
- Parc départemental de la Courneuve 2.4 km