Neue Bremm KL (Sarrebruck)
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Monde / Allemagne / Sarre (Land) / Sarre (Land)
lieu / site historique
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Le camp de la Neue Bremm fut construit à la fin de la Seconde Guerre mondiale près de Sarrebruck à la frontière franco-allemande, en contrebas des Hauteurs de Spicheren, autre lieu d’affrontements marqué, notamment, par la guerre de 1870. Bien qu’initialement prévu pour accueillir les opposants au régime hitlérien avant de les emmener vers les « camps de la mort », le camp de la Neue Bremm n’échappe pas à la violence dont font preuve les commis de la gestapo chargés de l’administration du lieu ; une violence extrême à laquelle aucun détenu ne peut se soustraire. Ces exactions sont quotidiennes et inscrivent ces derniers dans un processus de déshumanisation à l’instar des grands camps et font de celui-ci le premier pas vers l’univers concentrationnaire.
Le camp de la Neue Bremm pouvait accueillir une capacité moyenne de cinq cent détenus ; pas moins de vingt mille prisonniers ont transité par celui-ci. Ces derniers étaient répartis en fonction de leur sexe dans deux camps distincts : le camp des hommes et celui des femmes. Chacun était pourvu d’un bassin d’eau en cas d’incendie. Officieusement, il incarnait le lieu central des exactions commises en leur sein, du moins, en ce qui concerne le camp des hommes. Les femmes n’étaient semble-t-il pas maltraitées mais elles n’étaient pas pour autant exemptes de violences. L’hygiène déplorable des lieux et les humiliations dont elles étaient victimes témoignent et rendent compte des horreurs perpétrées par le régime nazi allemand à cette époque.
De nos jours, le camp de la Neue Bremm n’existe plus sous sa forme initiale. Les baraquements, qui abritaient autrefois dans des conditions extrêmes les détenus, ainsi que les officiers allemands chargés de la gestion et du commandement des lieux, ont totalement disparu. Ne reste plus que les délimitations des fondations qui font offices de repères pour offrir à celles et ceux qui ne l’ont pas connu, un aperçu géographique de la configuration du camp. Chronique d’une mort annoncée, le camp de la Neue Bremm est dès sa libération conditionné à disparaître. Victime d’une politique du refoulement, celui-ci sombre dans un oubli latent durant de longues années jusqu’à l’effacement de toute trace physique de son existence, et par là même, du souvenir de ses victimes. C’est au cours des années soixante-dix que se manifeste le souhait de préserver ce lieu de mémoire. La construction d’un hôtel sur l’une des parties du camp explique l’intérêt soudain pour ce dernier. La résurgence de cette page sombre de l’histoire dans l’espace public n’est cependant effective que le 8 mai 2004, date de l’inauguration d’un second mémorial, caractérisé par ses formes innovantes de construction et de transmission du souvenir.
Jean-Luc HUMBERT
Centre de recherche sur les médiations (CREM)
Université Paul Verlaine, Metz
Le camp de la Neue Bremm pouvait accueillir une capacité moyenne de cinq cent détenus ; pas moins de vingt mille prisonniers ont transité par celui-ci. Ces derniers étaient répartis en fonction de leur sexe dans deux camps distincts : le camp des hommes et celui des femmes. Chacun était pourvu d’un bassin d’eau en cas d’incendie. Officieusement, il incarnait le lieu central des exactions commises en leur sein, du moins, en ce qui concerne le camp des hommes. Les femmes n’étaient semble-t-il pas maltraitées mais elles n’étaient pas pour autant exemptes de violences. L’hygiène déplorable des lieux et les humiliations dont elles étaient victimes témoignent et rendent compte des horreurs perpétrées par le régime nazi allemand à cette époque.
De nos jours, le camp de la Neue Bremm n’existe plus sous sa forme initiale. Les baraquements, qui abritaient autrefois dans des conditions extrêmes les détenus, ainsi que les officiers allemands chargés de la gestion et du commandement des lieux, ont totalement disparu. Ne reste plus que les délimitations des fondations qui font offices de repères pour offrir à celles et ceux qui ne l’ont pas connu, un aperçu géographique de la configuration du camp. Chronique d’une mort annoncée, le camp de la Neue Bremm est dès sa libération conditionné à disparaître. Victime d’une politique du refoulement, celui-ci sombre dans un oubli latent durant de longues années jusqu’à l’effacement de toute trace physique de son existence, et par là même, du souvenir de ses victimes. C’est au cours des années soixante-dix que se manifeste le souhait de préserver ce lieu de mémoire. La construction d’un hôtel sur l’une des parties du camp explique l’intérêt soudain pour ce dernier. La résurgence de cette page sombre de l’histoire dans l’espace public n’est cependant effective que le 8 mai 2004, date de l’inauguration d’un second mémorial, caractérisé par ses formes innovantes de construction et de transmission du souvenir.
Jean-Luc HUMBERT
Centre de recherche sur les médiations (CREM)
Université Paul Verlaine, Metz
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